L'enseignement et le rugby sont les deux passions dans la vie de Laurian Johannes-Haupt. Par conséquent, elle entend profiter et faire profiter pleinement de son stage d'entraîneure proposé par World Rugby aux futures générations de coaches féminins en Afrique du Sud.

Laurian Johannes-Haupt est devenue la première femme à prendre en charge une équipe nationale de rugby en Afrique du Sud lorsqu'on lui a confié les rênes des U20 féminines en mai 2019.

Cette mission lui a permis d'établir une relation solide et durable avec son vis-à-vis de l'équipe nationale senior, Stanley Raubenheimer, qui s'est du coup intéressé de près à l'évolution des jeunes talents. Prof à la Athlone High School, Laurian a réussi à placer avec succès quelques-unes de ses joueuses dans son groupe.

Les deux vont avoir l'occasion de renforcer leurs liens en travaillant ensemble au cours des douze prochains mois. Laurian Johannes-Haupt sera en effet stagiaire au sein du staff de l'équipe nationale pour la Coupe du Monde de Rugby 2021 en Nouvelle-Zélande, grâce à une nouvelle initiative lancée par World Rugby.

L'ancienne pilier de l'Afrique du Sud va donc travailler au côté de Stanley Raubenheimer comme entraîneure-adjointe sur la route de la RWC 2021. Ce sera la première participation des Springboks féminines depuis 2014.

« C'est une superbe initiative qui va considérablement améliorer le rugby féminin et la place des femmes dans le coaching à l'avenir », a confié Laurian Johannes-Haupt à World Rugby.

« Cette opportunité va m'aider à accompagner les prochaines entraîneures en leur faisant profiter de mon expérience et à aiguiller celles qui sortent du lot. En Afrique du Sud, nous avons quelques anciennes joueuses qui se sont tournées vers le coaching.

« Si j'ai la possibilité de partager ce que j'ai appris pendant ce temps-là, ça ne sera que bénéfique pour le rugby, ça profitera au développement du sport et du rugby sud-africain. »

Laurian Johannes-Haupt, qui a joué sous les couleurs de l'Afrique du Sud lors de la RWC 2010 en Angleterre, est trop heureuse de travailler étroitement avec Raubenheimer et son staff.

« Ça va avoir une influence énorme sur ma propre façon d'entraîner. Je m'inspire beaucoup des entraîneurs internationaux qui ont tous une approche différente du coaching », se réjouit-elle.
L'ancienne pilier est également impatiente de participer à la Coupe du Monde de Rugby, mais dans un autre contexte. « Je suis tellement fière de représenter mon pays sur la plus grande scène au monde encore une fois ! », s'enthousiasme-t-elle.

Laurian a commencé sa carrière d'entraîneure avec les équipes jeunes de la Western Province avant de monter progressivement les échelons, d'abord en tant qu'adjointe puis en tant que sélectionneur de l'équipe féminine senior de la Western Province.

En plus de cela, elle poursuit sa carrière d'enseignante. A 36 ans, elle fait partie des cadres de la Athlone High School à Cape Town et reconnaît qu'il lui est parfois difficile de trouver du temps pour sortir de sa classe. Mais les deux peuvent aisément se concilier puisque l'enseignement lui a donné les outils nécessaires pour devenir meilleure dans le coaching des jeunes joueuses.

« Mon approche est de faire grandir les personnes d'une façon holistique, que ce soit en tant qu'individu et joueuse de rugby », explique-t-elle.

« En fin de compte, j'aimerais que lorsque les joueuses rentrent chez elles, elles s'efforcent de faire du mieux qu'elles peuvent dans tous les aspects de leur vie privée. Les joueuses qui réussissent ont un impact positif sur leur famille, leur communauté et la société en général. Malgré la diversité des cultures et des antécédents des Sud-Africains, l’équipe reste unie avec une vision commune, ce qui fait du rugby un sport si enrichissant. »

Passionnée par le coaching et son pays, Laurian Johannes-Haupt aspire à devenir un jour entraîneure de l'équipe nationale senior. « Ça, ce serait un rêve », s'exclame-t-elle.

Le visage de l'équipe nationale senior d'Afrique du Sud a pas mal changé depuis son dernier test, contre l'Ouganda en septembre 2013. « Bien que le rugby féminin en Afrique du Sud se développe, ça se fait d'une manière professionnelle et c'est très bien pour le jeu », assure-t-elle.

« La pratique a tellement évolué depuis le temps où je jouais. Les piliers, par exemple, ne sont plus limités à la mêlée et aux touches. Elles sont plus mobiles sur le terrain.

« Je suis ravie de voir comment le rugby féminin a évolué à un point tel que davantage d’opportunités se présentent aux futures joueuses et aux entraîneures potentielles. »

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