Le Brésil va faire son grand retour sur le HSBC World Rugby Women’s Sevens Series la saison prochaine après avoir remporté le tournoi de qualification de Hongkong début avril.
Les Yaras ont d'abord gagné chacun de leur match de poule lors de la première journée : 14-12 contre la Pologne, 14-12 contre le Kazakhstan et 26-24 contre l'Argentine. A chaque fois par deux points d'écart, mais suffisamment pour passer à la phase suivante.
Contrairement à 2018 où les BelSevens s'étaient montrées trop fortes, le Brésil a ensuite progressé en quart de finale avec une seconde victoire sur le Kazakhstan, mais cette fois plus confortable, 21-5, avant de s'offrir le Kenya 17-5 en demi-finale.
L’Écosse était le dernier rempart avant que le Brésil ne puisse librement penser à rejoindre le noyau dur du circuit mondial l'année prochaine pour la première fois depuis 2017. Menées 19-14 au début de la seconde période de la finale, elles ont montré qu'elles avaient bien préparé leur tournoi pour finalement gagner 28-19.
« C'était incroyable ; un super moment dont chacun va se souvenir », a confié l'entraîneur Reuben Samuel. « On savait qu'on pouvait gagner à Hongkong ; nous avions juste besoin de confiance et d'y croire. On a surtout vu des signes le deuxième jour. Le premier était difficile mentalement. »
Le travail a payé
Reuben a finalement été récompensé de tout le travail accompli.
« Notre préparation a changé du fait que nous nous sommes donnés le temps d'atteindre nos objectifs », explique-t-il. « L'Argentine est venue à São Paulo et nous avons passé une semaine ensemble. Ça a été bénéfique pour les deux équipes. Nous vivons tellement loin des autres équipes qu'il est difficile de bien nous préparer pour Hongkong. Les avoir avec nous nous a aidé. »
Un stage d'une semaine à Stellenbosch, en Afrique du Sud, a également été un élément important de la préparation. Reuben Samuel s'est déclaré satisfait de tous les sacrifices que le staff et les filles ont consentis, d'autant plus venant de la part d'un tout nouveau groupe après le départ de plusieurs cadres au lendemain des JO de Rio 2016.
« Je n'ai jamais connu un groupe comme celui-là », assure l'ancien entraîneur-adjoint des Black Ferns, âgé de 38 ans. « Les filles s'entraînent très dur. Elles se privent de beaucoup de choses juste pour être là. Culturellement, le 7 n'est pas notre sport. Pour elle, se retrouver à ce niveau, produire ce qu'elles ont produit, jouer au rugby de la manière dont elles l'ont fait est tout simplement énorme et tout le crédit en revient au travail qu'elles ont réalisé. »
Le Brésil n'a pas de temps de repos puisqu'il est attendu dès ce week-end pour affronter d'autres équipes nationales à Asunción, au Paraguay, en prélude au tournoi régional qualificatif pour les JO de Tokyo 2020 qui se jouera au Pérou au mois de juin.
« Nous avons la qualification en ligne de mire, mais nous devons y aller par étape. Nous avons de la chance d'être de retour sur le circuit, mais nous gardons les pieds sur terre. D'abord on va se focaliser sur le Paraguay, puis Langford (où le Brésil est l'équipe invitée sur ce 5e tournoi de la saison les 11 et 12 mai, ndlr), puis la qualification olympique.
« Ces tournois nous permettent de peaufiner nos combinaisons et de confronter les joueuses à un environnement de compétition. Nous sommes une équipe solide, mais nous avons confiance qu'il faut travailler encore plus. »