Arrivée suffisamment longtemps pour s'acclimater, l'équipe de France de rugby à 7 féminine appréhende le tournoi de Las Vegas dans les meilleures conditions. Les filles ont débuté la saison du HSBC World Rugby Women's Sevens Series par une septième place à Dubaï. Elles ont terminé sixièmes lors de la deuxième étape à Sydney début février. Un mois après, quelle place visent-elles ?
« Au-delà du résultat, on a mis réellement le nez dans le guidon à Dubaï après avoir bien digéré les Jeux. Il y a eu des choses intéressantes même si le résultat était moyen », explique l'entraîneur David Courteix. « A Sydney, on a remis la marche avant, on a recommencé à construire des choses encourageantes pour l'avenir. On a appris beaucoup à Sydney et on a essayé de tirer beaucoup de cette expérience.
« On a retrouvé une assise défensive intéressante, une ligne assez performante, une pression qui redevient porteuse d'espoir, de performance d'avenir. Il faut être plus incisif sur le plan offensif, mais on y travaille. On apprend à chaque fois de nos sorties. »
Du temps de jeu
Son équipe affiche un total de 91 sélections, ce qui la place dans la seconde partie du tableau des équipes qui présentent le plus d'expérience. Dans le groupe, Fanny Horta, avec ses 17 sélections, fait figure de vétéran.Rose Thomas (11) et Lina Guérin (10) arrivent derrière. Mais c'est Chloé Pelle (12 sélections) qui affiche aussi une grosse expérience du circuit et qui s'apprête à participer à son deuxième tournoi de la saison, tout comme Clémence Gueucier (6 tournois).
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— Clémence Gueucier (@clemgueucier) February 28, 2017
« Elles ont fait toutes les deux une belle performance à Sydney. Je suis très heureux pour elles car elles ont pu s'exprimer pleinement », reconnaît David Courteix. « Ce ne sont pas pour moi des surprises car je connais leurs qualités, je sais ce dont elles sont capables. Ce sont des joueuses qui ont eu un temps de jeu un peu réduit sur les dernières saisons du fait de l'émulation qu'il y a en équipe de France.
« Le fait que cette année elles soient exposées les a mis en confiance. Je veux croire qu'elles ont appris ces dernières saisons. Ce ne sont pas des révélations dans le sens où on connait leur potentiel et on sait de quoi elles sont capables. Elles peuvent faire bien mieux encore. »
Le retour de Guiglion
L'équipe de France mise également sur le retour d'Elodie Guiglion (9 sélections) qui, après deux matches pour les 6 Nations avec le XV de France Féminin, revient sur le circuit avec sa toute puissance.
« Elo a beaucoup d'expérience. On connait ses aptitudes défensives, ses capacités à la récupération du ballon. C'est quelqu'un qui est aussi redoutablement adroite en l'air. Elle nous fait beaucoup avancer en défense, elle a une qualité d'appui qui apporte vraiment dans notre animation offensive », analyse Courteix, trop heureux de pouvoir compter sur ce va-et-vient avec le staff du XV.