• Mesure recommandée par les 11 fédérations qui ont participé à une expérimentation dans le rugby amateur au cours des 18 derniers mois
  • Les conclusions suggèrent jusqu'à 10 % de réduction des plaquages verticaux les plus risqués lors des matchs où la hauteur légale du plaquage est réduite, et certaines fédérations font état d'une baisse des taux de commotions cérébrales
  • Résultats fondés sur près de 150 000 plaquages enregistrés lors de matchs amateurs

Le Bureau exécutif de World Rugby a recommandé qu’une hauteur légale de plaquage abaissée au sternum soit entérinée comme règle à part entière du rugby amateur. Cette mesure a été proposée par les 11 fédérations qui ont participé aux expérimentations menées au cours des 18 derniers mois. 

Avec 98 % des expérimentations terminées et près de 150 000 plaquages mesurés, les données montrent une réduction de 8 à 10 % des plaquages « verticaux » les plus risqués. Certaines fédérations ont constaté une baisse significative des commotions cérébrales, tout en notant que les données ne couvrent pour l'instant qu'une seule saison.

Le Conseil de World Rugby va maintenant examiner cette recommandation qui, si elle est approuvée, deviendra une règle à part entière pour le rugby amateur au 1er juillet 2026. Les fédérations pourront toujours utiliser un plaquage légal en dessous de la hauteur du sternum dans le cadre des variantes des règles pour le rugby amateur Game On. 

Bien qu' un examen indépendant par des pairs doive encore être réalisé, les expérimentations ont montré que les contacts « verticaux » dans le rugby amateur ont diminué de 6 % dans le rugby masculin et de 9 % dans le rugby féminin.  Si l'on extrapole ce chiffre au nombre de matchs amateurs disputés dans le monde, cela représente des dizaines de milliers de plaquages plus sûrs pour les joueurs.

Les résultats montrent des changements de comportement similaires dans le rugby amateur (sous l'impulsion de la règle expérimentale) et dans le rugby de l'élite (sous l'impulsion des sanctions, des protège-dents intelligents et de la gestion de la santé du joueur)

Les résultats ont également montré une augmentation des plaquages au niveau des genoux et des jambes qui, bien que moins dangereux que les plaquages où les têtes se trouvent dans un même espace, présentent un risque plus élevé que les plaquages au niveau de la ceinture.

En partenariat avec des fédérations du monde entier, World Rugby a lancé en 2024 des expérimentations à huis clos sur la réduction de la hauteur du plaquage dans le rugby amateur.  Ces essais ont jusqu'à présent permis de recueillir des données sur près de 150.000 plaquages lors de matchs dans onze fédérations différentes.

La France a été la première nation à utiliser une hauteur de plaquage plus basse en rugby amateur, la plupart des données accumulées par la FFR au fil des ans constituant la base de cet essai et de la proposition de modification de la loi.

Les résultats des expérimentations sur la hauteur du plaquage dans le rugby amateur sont étonnamment similaires aux conclusions d'une analyse de 20 000 plaquages dans l’élite, qui a montré une réduction similaire des plaquages verticaux grâce à des sanctions plus sévères, à des technologies telles que les protège-dents intelligents et à l'éducation des joueurs.

Mark Harrington, responsable en chef de la santé du joueur et des services de rugby de World Rugby, a salué les recommandations du Bureau exécutif : « Tout d'abord, je tiens à remercier les fédérations, les compétitions, les clubs et, surtout, les joueurs et les officiels qui ont rendu ces expérimentations possibles. Nous avons vu des milliers de joueurs utiliser une meilleure technique de plaquage, ce qui est une bonne chose.

« Les résultats sont positifs et on ne peut obtenir de soutien plus fort que celui des 11 fédérations qui se sont réunies pour demander que la réduction de la hauteur du plaquage devienne un règle à part entière.

La santé du joueur est au cœur de toutes les activités de World Rugby et nous cherchons toujours des moyens d'apporter des changements positifs tant au niveau amateur que de l'élite. Notre travail ne s'arrête pas là et nous continuerons à travailler dur pour maintenir notre position de leader mondial en matière de sécurité des joueurs. »