L'équipe féminine de rugby à 7 de Belgique tente cette année encore de se qualifier pour le HSBC World Rugby Women Sevens Series. Après une 3e place l'an passé au tournoi de Hong Kong, les BelSevens reviennent plus fortes.

  • Plus de profondeur

« Ce qui a d'abord changé, c'est la profondeur du banc ; c'est quelque chose sur lequel nous avons travaillé », explique Guillaume Mundele, le coach de l'équipe.

« Nous avons moins de joueuses qui jouent à Lille cette année. Nous avons mené une politique de détection et de conservation des talents. Jusqu'alors, il y avait une transmission entre l'équipe U18 et l'équipe adulte qui était hautement perfectible. Nous avons donc appuyé la collaboration entre l'espace jeune et l'espace adulte. Déjà établir le contact, parler de l'équipe performance et établir le lien avec les filles qui sont en U18.

« Nous avons également travaillé, lorsque c'était possible, à la création d'une équipe de développement. Nous essayons de leur donner de plus en plus de temps de jeu ou bien de s'entraîner de plus en plus afin de leur permettre de faire le pas vers l'équipe performance. »

  • Une amélioration du jeu

Deuxième élément qui s'est amélioré : le jeu. « Nous avions des éléments du plan de jeu que l'on n'optimisait pas beaucoup. Nous avons axé notre préparation sur des phases de jeu que l'on n'optimisait pas du tout. Avec le staff, nous avons eu des moments insight pour voir quels points nous pouvions améliorer », décrypte Guillaume Mundele.

L'an passé, ce domaine avait fait défaut contre l'Afrique du Sud qui avait coûté aux filles une place en finale. Une frustration qu'elles veulent balayer. « De la frustration ? Oui et non », nuance le coach. « Il y a eu de la frustration sur la façon dont on a perdu la demi-finale. C'était un match très serré où on perd de dix points avec des circonstances qui n'ont pas été avantageuses pour nous. Si on avait mieux joué, on aurait pu gagner. Ça a fait mal aux filles, mais ça fait partie du sport et l'Afrique du Sud méritait de gagner. C'est notre mentalité : on reviendra l'année prochaine et on les battra. »

  • Une meilleure gestion de l'énergie

D'où le troisième point qui s'est amélioré pour mieux préparer le tournoi de qualification cette année : le mindset.

« Encore en 2017, on était un peu trop dans une culture où les leaders utilisent leur énergie pour tirer les autres au lieu de les inspirer. On a travaillé d'une part pour avoir plus d'émulation et d'autre pour que l'on responsabilise plus les joueuses en se reposant moins sur les leaders. Des leaders inspirants.

« Ce sont ces trois éléments-là qui nous avaient manqué l'année dernière. » Ce sont ces trois éléments qui pourraient bien décidés les BelSevens à franchir un nouveau palier !